Le patrimoine forestier français menacé ?
L’année 2011 a été celle de l’année internationale des forêts, malheureusement, cela n’a pas été le cas pour la forêt française. En effet, l’activité de reboisement est en chute libre (avec une baisse de 8% en 2011, après une baisse de 23% en 2009-2010), le commerce de plants forestiers est en baisse et des milliers d’arbres sur pieds qui doivent être coupés.
L’année 2011 a été celle de l’année internationale des forêts, malheureusement, cela n’a pas été le cas pour la forêt française. En effet, l’activité de reboisement est en chute libre (avec une baisse de 8% en 2011, après une baisse de 23% en 2009-2010), le commerce de plants forestiers est en baisse et des milliers d’arbres sur pieds qui doivent être coupés.
En effet, les forestiers privés, qui gèrent 75% de la forêt française, dressent un bilan extrêmement négatif de l’année qui vient de s’écouler. « Seulement 47 millions de plants ont été vendus en France en 2011, dont 28,8 millions hors pins maritimes, ce qui représente une baisse alarmante de près de 15% par rapport à l’année précédente, et révèle un non renouvellement de la ressource inquiétant sur le plan environnemental et économique », résume Luc Bouvarel, Directeur de la fédération des Forestiers Privés de France.
Face aux menaces qui pèsent sur le renouvellement de la forêt française, les forestiers privés appellent à une mobilisation rapide de tous les acteurs, et au premier chef des pouvoirs publics.
Henri Plauche Gillon, Président de la Fédération prévient : « Nous avons formulé des propositions réalistes et constructives : attribuer à la forêt française un quart des moyens issus de la vente des quotas carbone qui serait mise en place d’ici 2013, à travers le fonds forestier stratégique carbone, demandé par l’interprofession forêt/bois ; conforter les mesures fiscales favorables à l’attractivité et à la pérennité de l’investissement forestier ; réformer le dispositif assurantiel adopté dans le cadre de la loi de modernisation agricole. Mais avant toute chose, il importe de mettre en place une réelle gouvernance politique et administrative dédiée à la forêt en France. Le Président de la République n’a cessé de rappeler l’importance de la sylviculture pour l’économie française. Désormais, il faut agir, et vite ! »




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