Natilia est un réseau de franchise lancée par A.S.T Groupe, constructeur de maisons individuelles depuis 1993, afin d’offrir aux primo accédants la possibilité d’acquérir une maison bois environnementale, écologique et économique.

En 2009, le promoteur immobilier A.S.T. Groupe a lancé le développement de sa franchise Natilia. Le succès fut au rendez-vous : plus de 400 candidatures reçues en 2009.
A.S.T. Groupe confirme ainsi l’ouverture de plus d’une quinzaine de franchisés d’ici la fin 2010.  Ainsi, 5 franchisés sont actuellement en cours de formation (ouverture sur le premier semestre 2010) et une autre cession est prévue pour 5 nouveaux franchisés dès le mois de juin.

L’objectif du réseau de franchises Natilia initié par A.S.T Groupe est donc de se positionner comme précurseur de l’industrialisation de la maison environnementale en France et ainsi permettre au plus grand nombre d’accéder à une habitation écologique.

www.maison-natilia.fr
www.ast-groupe.fr

Le projet Villavenir + Atlantique est un projet de construction de 6 maisons individuelles qui vont être réalisées selon 3 modes constructifs différents : en métal, en bois et en maçonnerie. L’objectif est de démontrer que les produits et solutions sont tous compatibles avec le BEPos (Bâtiment à Énergie Positive). Des logements sociaux à énergie positive vont être réalisés au sein d’un écoquartier avec un cahier des charges RT 2020. De plus ils seront un lieu de formations professionnelles pendant 2 ans? des spécificités qui en font une première en France.
Les équipes dédiées à chacun de ces 3 projets ont finalisé leurs études et arrêté leurs choix techniques.

Voici celles du bois : 
Présentation de l’équipe projet
Entreprise mandataire : M. André Lefèvre – CRUARD Charpente SA
Architecte : M. Sylvain Gaste – ALTERSMITH
Bureau d’Études Fluides : M. Vincent Braire – POUGET Consultants

L’entreprise mandataire, CRUARD CHARPENTE SA
L’entreprise Cruard Charpente est une entreprise basée à Simple (53), qui a plus de 50 ans d’expérience dans la construction de maisons à ossature bois.
Elle propose un outil industriel performant toujours optimisé pour accompagner l’évolution des marchés. L’équipe de plus de 100 personnes est notamment composée d’ingénieurs et de techniciens formés aux nouvelles technologies.
Les valeurs de l’entreprise sont fondées sur la réactivité, le savoir-faire et le sérieux, mais également sur la sécurité et l’organisation, tout en s’inscrivant dans une démarche du respect de l’environnement.

La motivation principale de l’entreprise à participer à ce projet était de créer une synergie pour trouver dans une démarche collective en conception/réalisation les meilleures orientations pour construire des logements individuels groupés en solution BEPos*, dans le domaine de la construction bois. En effet, à travers sa participation, Cruard Charpente souhaite devenir force de proposition et servir d’exemple. L’entreprise se fixe ainsi un certain nombre d’objectifs à travers ce projet :
1) Approcher un coût de construction accessible pour tous.
2) Prouver une réalisation dans un délai maîtrisé.
3) Performer et optimiser les coûts pour une reproductibilité du produit si possible en ayant un coût de construction décroissant.
4) Proposer un produit avec un coût de maintenance le plus faible possible y compris un coût global (construction, maintenance et exploitation).

Les partis pris architecturaux
L’agence Altersmith a présenté un ensemble de construction entièrement bâti en bois : murs périphériques en panneaux d’ossature bois.
Le bardage est en lames verticales bois. Ces logements répondent à des exigences architecturales, et notamment l’accessibilité : chaque logement est conçu de plain-pied de façon à ce que chaque pièce de vie (cuisine, salon-séjour, chambres) soit en contact direct avec l’extérieur, et facilement accessible pour tous les usagers potentiels. Compte tenu de ces objectifs d’accessibilité et de simplicité de construction, la couverture de ces logements est en terrasse.
L’architecte répond également à une exigence d’orientation : les différents paramètres de ce projet (terrain, programme…), conduisent à privilégier une orientation sud pour les pièces dites «de jour» (cuisine, salon-séjour). Ces éléments du programme sont donc largement ouverts (portes-fenêtres) sur un jardin orienté sud-sud-est.
Côté confort, la terrasse (pour le logement Est), et le patio (pour le logement Ouest), sont les accès au logement. Le patio de la maison Ouest constitue une «pièce supplémentaire» au logement. Il permet un accès extérieur en préservant l’intimité des occupants. La terrasse du logement Est est un prolongement des pièces de vie avant l’accès au jardin. Hormis l’orientation privilégiée, le salon est traversant entre le jardin sud et une terrasse/patio. L’ensemble des pièces est accessible aisément de plain-pied.
*Bâtiment à Énergie Positive

Les orientations techniques du Bureau d’Études
– Pouget Consultants
« Dès l’origine, nous nous sommes inscrits dans une conception bioclimatique du projet, ce qui nous a poussé à travailler la compacité et les orientations techniques pour ces 2 maisons en bois », précise Vincent Braire. Les 2 maisons, formant un «L», seront accolées dos à dos afin de limiter la surface de parois déperditives. Nous avons également opté pour de larges baies au sud sur le jardin mais pas d’ouvertures au Nord.
La toiture en terrasse sur toute la surface habitable accueillera la membrane photovoltaïque.
Cette démarche nous a conduit à retenir les équipements suivant :
Les murs extérieurs : le mode constructif est adapté au système de préfabrication de la maison bois, avec l’entreprise mandataire et également fournisseur : Cruard Charpente.
Les murs sont montés en atelier, prêts à assembler sur le chantier ; cela présente l’avantage d’optimiser l’étanchéité à l’air car les murs contiennent directement les menuiseries. « Nous avons convenu avec le fabricant un type d’isolation en ouate de cellulose entre ossatures complété par un isolant à base de vêtements recyclés en tant que doublage intérieur. », précise M. Vincent Braire.
Les menuiseries PVC double vitrage : le choix s’est porté sur des menuiseries très performantes en PVC, sur la base d’un double vitrage peu émissif avec gaz argon. Il convient de trouver la meilleure adéquation entre les déperditions thermiques et les apports solaires.
La ventilation : une des maisons sera équipée d’une VMC simple flux hygroréglable avec un moteur à très basse consommation. L’orientation technique reste à définir pour l’autre maison.
Le chauffage électrique : « Nous avons opté pour ce type de chauffage pour 2 raisons : éviter les systèmes à inertie pour garantir du confort à l’usager. La maison bois possédant moins de masse qu’une maison traditionnelle, elle est soumise à des variations de températures plus grandes et plus rapides, il faut alors garantir un temps de réponse des émetteurs de chauffage assez rapide. Ce qui n’est pas forcément le cas avec les systèmes à eau chaude (gaz, PAC). Cette réflexion est d’autant plus vraie que les besoins de chauffage sont ici très faibles (environ 5kW).
La seconde raison est liée à un calcul économique, qui démontre que cette solution est pertinente à long terme. La performance énergétique est un peu moins bonne selon le calcul réglementaire mais le temps de retour est meilleur ! Faibles besoins + investissement moindre + maintenance réduite = économies durables. Ceci nous a paru prépondérant d’autant plus que nous livrons les maisons à un bailleur social.
Une maison sera équipée de panneaux rayonnants électriques avec détection d’absence, régulation optimisée.
L’eau chaude sanitaire sera assurée par un ballon thermodynamique puisant les calories sur l’air extérieur. Le principe énergétique n’est pas encore validé sur l’autre maison.
Les membranes photovoltaïques : environ 70m² de membrane photovoltaïque faisant également office d’étanchéité pour la toiture terrasse seront installés sur les maisons. Cela représente environ 80% de la surface de toiture.
Un volet instrumentation / suivi des consommations sera prévu afin d’assurer une continuité entre les données théoriques et les pratiques quotidiennes des familles. La moitié de la facture énergétique d’un foyer est liée au comportement, il convient d’accompagner les occupants très en amont pour prévenir les dérives, agir en conséquence si elles sont constatées par les mesures. Ces retours d’expérience sont importants.

La société Bodart & Gonay présente son nouveau foyer bois, le Infire 800 Green.
Avec son principe de combustion, ce foyer nouvelle génération ne rejette que 0,02% de CO. Son rendement quand à lui atteint 75,5%.
Son étanchéité parfaite lui permet d’être homologué maison passive.

Ce foyer est équipé de ventilateurs centrifuges dont la puissance permet de répartir rapidement la chaleur. Les buses d’évacuation et un clapet pivotant offrent la possibilité d’orienter la chaleur vers d’autres pièces.
Et le système de prise d’air extérieur garanti aucune entrée d’air froid.

Concertant l’aspect esthétique du foyer, trois types de cadres sont disponibles (30 ou 40 mm, sur 3 ou 4 côtés). Vous pouvez également choisir le type de façade : métallique traditionnelle ou vitrée contemporaine.

Caractéristiques :
Dimensions de la face avant : 801 x 621 mm (cadre 4 mm 4 cotés)
849 x 670 mm (cadre 30 mm 4 cotés)
879 x 640 mm (cadre 30 mm 3 cotés)
Dimensions de la vitre : 665 x 384 mm
Poids : 130 kg
Taux de CO : 0,02%
Garantie 6 ans
Prix : 3 053 euros

Pour plus d’infos, cliquez ici.

L’étude du cabinet Alcimed Prospective sur le marché actuel des nouveaux produits issus du bois et des évolutions à échéance 2020, parue en février 2012, a posé un regard très lucide sur le bois construction. Extraits.

C’est un marché dynamique, reposant sur un tissu d’entreprises atomisé et essentiellement composé de TPE/PME positionnées sur leurs marchés locaux.

Bien qu’en position de challenger par rapport à la maçonnerie et au métal, l’utilisation du bois en construction a augmenté de 40 % de 2003 à 2006, contre 20 % pour la construction en général. Ce dynamisme a profité au secteur des charpentes, et dans une moindre mesure au secteur des panneaux construction et à la menuiserie, avec une augmentation des quantités produites de 10 %. Les cinq catégories majeures de produits sont les suivantes : couverture et structure de l’habitat, ouverture et agencement, revêtement de sol et mur, revêtement extérieur et aménagement extérieur.

Marché actuel des nouveaux produits issus du bois et évolution

Le bois construction est un secteur atomisé regroupant plus de 2 000 producteurs de taille variable, avec un poids économique fort des PME/TPE qui représentent plus de 90 % des acteurs. Le marché se traduit ainsi par une dualité avec un nombre réduit d’acteurs de dimension industrielle produisant des habitations résidentielles à ossature bois, principalement pour des primo-accédants, et une multitude de PME/TPE positionnées sur des marchés locaux, principalement dans le cadre de la construction de maisons d’exception pour des secundo-accédants.
La multiplicité des acteurs sur le marché est un point noir en termes d’industrialisation et de propositions d’offres. Notons néanmoins que l’on observe depuis peu l’arrivée d’acteurs d’envergure non issus du bois, tels que Bénéteau ou Bouygues Immobilier, bénéfiques à la structuration du marché, notamment en termes d’industrialisation. Il est également caractérisé par une chaîne de valeur complexe qui comprend les prescripteurs (architectes, bureaux d’étude, maîtrise d’?uvre), les concepteurs, fabricants et commerçants des maisons ainsi que les commerçants du bois.

Cet essor est d’origine règlementaire et poussé par une demande croissante, mais un manque d’encadrement règlementaire propre limite son amplitude.
Le dispositif d’accompagnement fixant les objectifs à atteindre et définissant les actions à mettre en ?uvre dans le cadre du bâtiment à moindre impact environnemental (RT2012 et BEPOS à horizon 2020) tire l’essor du bois dans la construction.
Ainsi, la RT 2012, qui vient renforcer la RT 2005, a pour but de limiter les consommations énergétiques des bâtiments neufs. Elle exige notamment le traitement à la perméabilité à l’air, le traitement des ponts thermiques, un niveau d’efficacité énergétique minimale concernant le chauffage, la climatisation et l’éclairage artificiel.
Or, dans une maison en bois, les ponts thermiques sont traités automatiquement par la technique constructive qui isole le bâtiment par l’extérieur. De nombreux isolants thermiques à base de bois sont également commercialisés. Le bois s’y positionne donc naturellement du fait de ses qualités intrinsèques : matériau renouvelable, faible consommation d’énergie pour sa production et transformation industrielle, contribution à l’équilibre économique et paysager des territoires, contribution à la lutte contre le réchauffement climatique, etc., et il peut donc jouer un rôle prépondérant dans la rénovation et la réhabilitation énergétique des bâtiments, grâce à ses qualités écologiques et techniques, notamment sur le plan thermique.

Par contre, le dispositif français actuel n’est que peu spécifiquement orienté vers le bois, malgré quelques initiatives importantes, mais non ou insuffisamment suivies de faits. La charte bois environnement construction, signée entre l’État et les principales organisations professionnelles en mars 2001, prévoyait une augmentation progressive du bois dans la construction, sur la base de 10 objectifs prioritaires. L’objectif était d’atteindre une part du bois dans la construction de 12,5 % en 2010 puis 20 % en 2020 dans le but de réduire approximativement de 7 millions de tonnes par an l’émission de CO2. Néanmoins, elle n’a pas été suivie d’effets, les objectifs annoncés n’ayant pas été atteints, puisque la part du bois dans la construction stagne encore à 10 %.

Un label « bâtiment biosourcé », s’adressant aux constructions neuves et réhabilitations lourdes, est par ailleurs en cours d’élaboration avec les professionnels par le ministère de l’Écologie, du
Développement durable, des Transports et du Logement. Son objectif est de valoriser les constructions neuves incorporant une part significative de matériaux d’origine végétale ou animale. Plusieurs niveaux d’exigence seront liés aux objectifs du Grenelle de l’Environnement en fonction du taux de matériaux biosourcés incorporés dans le bâtiment répondant à certains critères permettant d’apprécier leur qualité. De même et grâce à son caractère renouvelable, l’usage du bois permet de répondre aux critères attendus de ce label.

D’autre part, les mutations sociétales actuelles, les pressions démographiques caractérisées par un mouvement de migration vers le périurbain, ainsi que la montée des préoccupations environnementales encouragent l’utilisation du bois dans la construction.

La part du bois a ainsi augmenté, sans atteindre néanmoins ses objectifs et sans que le dispositif actuel ne permette de suivre précisément son utilisation.
Peu de chiffres sont disponibles pour mesurer l’augmentation du bois construction au niveau national.

Le seuil minimum d’incorporation du bois dans les constructions neuves a été augmenté par dix depuis 2010. Initialement fixé à 2 dm3/m2 par le décret de Loi sur l’Air de décembre 2005, ce minimum a été rehaussé à 20 dm3/m2.
Ce plancher correspond au niveau moyen actuel estimé, une maison ossature bois pouvant aller de 15  dm3/m2 (ossature non porteuse) à plus de 200 dm3/m2 (ossature porteuse et plancher porteur bois) et une maison à charpente en bois dépassant les 40 dm3/m2.

Une démocratisation de l’utilisation du bois construction est observée depuis quelques années avec une typologie de clientèle élargie. On peut noter que le nombre de maisons individuelles en ossature bois a augmenté de plus de 40 % de 2003 à 2006, alors que dans le même temps, le nombre total de constructions n’a augmenté que de 20 %. De même, la part des maisons en bois dans le total des permis de construire des maisons individuelles connaît une augmentation constante depuis 2003. Elle représentait 4 % en 2003, 5 % en 2005 et 7 % en 2009. Cette tendance actuelle bénéficie à tous les marchés de la construction en bois : le résidentiel avec la maison individuelle, les maisons groupées et le collectif, mais aussi le tertiaire. Seuls les immeubles de plus de 3 ou 4 étages font encore peu appel au bois construction en France.

À lire également :
– La construction bois à l’étranger
– La filière bois, moteur de croissance

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