L’isolation d’une maison bois entre montants d’ossature, entre chevrons et pannes, en cloisons, planchers ou solivage, peut être réalisée en fibre de bois. Des panneaux semi-rigides faciles à manipuler, qui ne se tassent pas, qui contribuent au confort d’été et d’hiver de la maison par un déphasage thermique optimal et surtout qui portent cette touche écologique qui fait toute la différence.

Les panneaux de fibre de bois semi-rigides sont constitués de 3 éléments : la fibre de bois, le liant et un produit destiné à ignifuger le bois : le phosphate d’ammonium. Le liant peut être un produit de synthèse ou un produit végétal. Enfin la fibre de bois provient le plus souvent, sous la forme de plaquettes, des scieries situées à proximité de l’usine du fabricant.Petit historique. Si la technologie était connue depuis les années 1920, c’est en 1948 en France que sont apparus des panneaux de bois rigides très minces (10 à 20 mm) destinés à une isolation des murs et des planchers essentiellement acoustique. Puis arrive le panneau en fibre de bois bitumineux en façade et toiture. Les isolants en fibre de bois rigide sont apparus dans les années 1970. Ce n’est que dans les années 1990 que sont arrivés sur le marché les panneaux en fibre de bois semi-rigides pour l’isolation thermique et acoustique.

Fibre de bois Laine vs de bois

On emploie souvent le terme fibre de bois pour laine de bois et inversement, à tort. Les produits manufacturés en laine de bois doivent être conformes à la norme européenne EN 13168. Ceux en fibre de bois respectent la norme EN 13171. La laine de bois est généralement un matériau composite constitué de copeaux gros et plats issus du rabotage du bois liés par un agent minéral type ciment et chaux. Elle est utilisée en couche mince, souvent en parement d’un autre produit. Le Fibralith de Knauf est un bon exemple, il permet d’obtenir un parement rigide avec aspect naturel.

La fibre de bois est composée de plaquettes de bois issues du broyage du bois en scieries. Le process de fabrication des panneaux en fibres de bois diffère selon que le panneau est rigide ou semi-rigide. Pour obtenir un panneau rigide très dense, la chaleur et l’humidité suffisent, grâce à la lignine du bois, à coller les fibres de bois, c’est le même procédé de fabrication pour les panneaux de liège expansé pur. Tandis que pour obtenir un panneau semi-rigide, de densité voisine de 50 kg/m3, les plaquettes devront être défibrés et un liant devra être ajouté

Fabrication d’un panneau semi-rigide en fibre de bois

À partir des chablis, des dosses et des bois d’éclaircis, la scierie fournit les plaquettes. Dans l’usine du fabricant, les plaquettes sont défibrées mécaniquement en passant par des disques mécaniques qui vont dissocier le bois pour le transformer en fibres. La bonne maîtrise du défibrage induira la meilleure longueur des fibres. De la vapeur d’eau est injectée avant et pendant le défibrage pour ramollir le bois et faciliter l’action mécanique.

Ensuite les fibres de bois sont transportées dans des silos intermédiaires. Sont incorporés l’additif retardateur de flammes et le liant. Les fibres sont déposées sur un tapis pour constituer un matelas fibreux.La qualité de l’outil est majeure car c’est lui qui va donner aux fibres leur organisation. Il faut qu’elle soit la plus tridimensionnelle possible. Cela améliore la cohésion des fibres entre elles et augmente la résistance à la compression. Un coup d’oeil sur le chant du panneau vous permettra de voir si les fibres sont plutôt réparties de façon tridimensionnelle (c’est l’idéal) ou par strates (ce n’est pas l’idéal car les différentes couches pourront se défaire).
Un pressage léger par calandrage, sur le principe du laminoir, écrase la fibre pour amener le panneau à son épaisseur.
Enfin, un léger chauffage est appliqué pour que le liant fonde puis colle le bois en se refroidissant progressivement lorsque la température est abaissée.

Confort de pose

Les panneaux de fibres de bois souples sont autoportants, c’est-à-dire qu’une fois qu’un est placé, vous pouvez placer le suivant sans que le précédent ne tombe. Ce confort de pose est un véritable atout pour la fibre de bois.

Frédéric Goudal

En fonction des traitements initiaux, de leur état actuel ainsi que de vos exigences esthétiques, les bois extérieurs nécessitent, ou non, d’être entretenus à l’aide de produits adaptés.

Certaines essences de bois sont utilisées en extérieur pour le bardage des façades, les terrasses, les plages de piscine, les volets ou encore les brise-soleil. Elles sont soumises à deux types d’agressions : les climatiques (précipitations, soleil, vent, froid, chaleur) et les biologiques (insectes, champignons et moisissures). Selon les essences mises en ?uvre, vous aurez à appliquer des produits régulièrement soit pour les protéger, soit pour en conserver l’aspect initial.

Les lasures sont des peintures non filmogènes, contrairement aux vernis et peintures bois classiques. Plus ou moins teintées, leur transparence laisse à voir les veines du bois. Les lasures protègent le matériau contre toutes les agressions citées précédemment. Elles ne s’écaillent pas avec le temps mais s’égrainent. Un ponçage suffit à lui rendre son aspect initial. Il faudra toutefois renouveler l’application tous les 3 à 10 ans selon l’exposition au soleil.

Les peintures et vernis créent un écran de protection très résistant. Mais leur entretien est plus contraignant puisqu’elles nécessitent un décapage et un ponçage avant la nouvelle application. Les peintures sont un choix esthétique puisqu’elles occultent souvent les veines du bois. Attention à ne pas appliquer de teintes trop sombres sur les façades exposées au soleil. Elles concourraient à un échauffement excessif du bois. Avant d’appliquer la peinture ou le vernis, il peut être nécessaire de passer un produit anti-xylophage.
Comme leur nom le laisse entendre, les saturateurs ont pour vocation d’être absorbés par le bois jusqu’à saturation. Ils empêchent ainsi l’eau de pénétrer dans le bois. Ils sont à appliquer chaque année. Idem pour les huiles qui sont employées pour retarder le grisaillement des bois extérieurs et les protéger de l’humidité.

Pascal Nguyên

De l’électricité dans l’air
Le marché de l’éolien domestique passe à la vitesse supérieure. La technique s’adapte à la demande des particuliers et plus de 200 000 foyers en France auraient vocation à utiliser du petit éolien. Mais au-delà des intentions écocitoyennes, reste la question de rentabilité.

eolienne_axe_horizontalL’éolienne Kestrel e400i distribuée par la société Sylvidra energy est la dernière de la gamme Kestrel (constructeur Afrique du Sud). Sur un site propice, elle peut générer l’essentiel des besoins pour un foyer (hors thermique). Par son système de pales à pas variables qui régulent la vitesse de rotation, cette éolienne reste productive même par les vents les plus forts (60 m/s) contrairement aux modèles concurrents qui entrent en protection. Puissance max 3,3 kW.

eolienne_axe_verticalNoveol, concepteur français d’éolien innovant, conçoit et commercialise la Nov’éolienne, une éolienne à axe vertical design et silencieuse dont la forme unique permet l’exploitation de tous les vents. Le modèle Family est à destination principale des particuliers : sa production annuelle de 3 500 kWh correspond aux besoins électriques d’un foyer moyen de 4 personnes en France (hors chauffage).

Le petit éolien poursuit sa progression
Convictions environnementales, lien affectif avec Éole, souci d’économie d’énergie ou anticipation sur les hausses prévisibles du coût des énergies, les particuliers défendent leurs motivations. Mais investir dans une éolienne, c’est aussi la rentabiliser.
Les études d’implantation sont essentielles. De plus en plus de professionnels proposent des diagnostics en amont. Généralement, ils se basent sur les stations de Météo France pour évaluer le potentiel vent du site. Mais, il est conseillé de compléter ces études par une prise en compte de la topographie et de la présence éventuelle d’écrans comme la forêt ou des bâtiments à proximité.

Petit éolien, d’où vient le vent
carte_eolienLa rentabilité d’une éolienne varie selon les régions de France (voir carte ci-contre). À Narbonne, elle sera efficace presque partout. À Dijon, il faudra l’installer en haut d’une colline pour qu’elle produise suffisamment. La puissance, la fréquence et la régularité des vents sont les facteurs essentiels pour l’exploitation optimale de la ressource éolienne. À moins de 15 km/h de moyenne annuelle, l’installation est peu conseillée. À cette pré-étude quelques interrogations sont complémentaires : le sens des vents dominants, les reliefs (naturels ou humains) se trouvant sur leurs passages, les données des services locaux de météorologie. L’achat d’un anémomètre est recommandé. Le recours à un bureau d’études est également préconisé et peut, si nécessaire, convaincre votre banque du bienfondé de votre projet éolien. Si la production d’une éolienne dépend de la vitesse du vent, elle dépend aussi du rendement du rotor (partie tournante) et de la surface balayée par les pales. Si l’on augmente leur longueur de 40 %, la puissance disponible double. Si la vitesse du vent double, la puissance disponible est multipliée par 8.

Le réseau des énergies
Le vent entraîne les pales dans un mouvement circulaire. Le rotor est actionné à son tour par le mouvement des pales, et permet au générateur de créer un courant électrique alternatif. Cette énergie qui sort de l’éolienne n’est pas directement exploitable car le courant alternatif est variable en tension et en fréquence. Il faut le transformer.
L’installation diffère selon l’autonomie choisie. En autonomie partielle, l’électricité produite est remise sur votre propre circuit d’alimentation. En plus de subvenir à vos besoins, elle charge des batteries de secours. Si l’éolienne ne produit pas assez pour combler vos consommations, le réseau EDF prend alors le relai.
Dans le cas d’une autonomie totale, le courant produit par l’éolienne est acheminé et redressé en courant continu pour être stocké dans des batteries. Par la suite, l’énergie est déstockée pour être utilisée en courant continu ou en courant alternatif via un onduleur qui permet la reconversion en 230 V et 50 Hz. Le procédé technique est au point mais le secteur d’activité n’a pas encore explosé, selon William Mazol, conseiller-énergie au Creaq (Centre Régional d’Écoénergétique d’Aquitaine). « L’accès à cette technologie est financièrement élevé et les prestataires ne sont pas tous professionnels. Il faudrait mettre en place un label, une marque de qualité comme cela existe dans le photovoltaïque car des erreurs d’estimation ou d’installation peuvent nuire à la filière. »

La qualité s’impose
Les produits de mauvaises qualité ne sont pas beaucoup moins chers que ceux de bonne qualité. Pour se repérer, l’expérience du constructeur est capitale. « Avec une centaine de fabricants dans le monde 60 % sont à éviter, 30 % sont très jeunes mais à surveiller, 10 % ont 15 à 35 ans d’expérience, explique Jean-Charles Bégé, à la direction commerciale de Sylvidra. Des marques comme Ampair et Kestrel sont sûres. Les Américaines Air Breeze et Skystream offrent un bon rapport qualité/prix. »
Les machines de technologies anciennes (type système à pale fixe) sont 10 à 15 % moins chères mais offrent une production d’énergie divisée par 2 à 3.
Pour vous renseigner, citons le SEPEN (Site Expérimental pour le Petit Éolien de Narbonne) qui teste les turbines. Vous pouvez gratuitement en connaître les résultats en vous connectant sur www.sepen-montplaisir.fr Le SEPEN est financé par la commune de Narbonne, la région, EDF et l’ADEME.

Financement, des aides existent :

Il est possible de bénéficier d’un crédit d’impôt (si vous ne payez pas d’impôt, il vous sera remboursé) de 45 % sur le matériel TTC (hors pose). Ce montant des dépenses de matériel est plafonné à 8 000 ? pour une personne seule (16 000 ? pour un couple). Cette somme est majorée de 400 ? par personne à charge. La TVA à 5,5 % peut-être applicable si l’installation est réalisée par un professionnel, s’il s’agit de votre résidence principale vieille de plus de 2 ans. Suivant les régions, des aides locales sont en place. Renseignez-vous directement auprès d’un conseiller de l’ADEME, du conseil régional ou de votre mairie, parfois des financements sont proposés.

Les phrases clés de Jean-Charles Bégé de la société Sylvidra energy, formateur et distributeur d’éolien domestique, exploitant agricole et professionnel clé en main.
~ Les éoliennes verticales sont plus chères et dédiées aux milieux urbains et périurbains. Les éoliennes horizontales sont en général moins chères (3 à 4 fois) que celles à axe vertical, mais auront besoin de plus d’attention
sur le choix de l’emplacement.
~ En dessous de 4 m/s, une éolienne (ou aérogénérateur) n’est pas vraiment intéressante en termes de production.
~ Plus la surface balayée des pales est importante, plus on va capter l’énergie.
~ Sur le toit d’une maison, les vents sont plus turbulents et gênent donc le fonctionnement optimal de l’éolienne.
~ Une éolienne à axe horizontal doit être placée à une distance d’au moins 7 fois le diamètre des pales pour éviter toute gène acoustique. La société Eoltec recommande une distance de 50 m entre la turbine et l’habitation.
~ La sophistication du calage de pales (pales à pas variables) permet un fonctionnement optimal et sécuritaire lors de vents soutenus et donc une production supérieure là où les éoliennes classiques se mettent en drapeau (en sécurité).


Sandrine Mattéi

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